pōs(t)kärd 9, 2022
Polyptyque / Huile sur lin
196 x 140 cm
'pōs(t)kärd utilise comme référence plusieurs cartes postales représentant le modèle de famille idéale que l'Espagne, comme beaucoup d'autres pays, a importé des États-Unis après la Seconde Guerre mondiale. La traduction des images
de ces cartes postales à ma peinture - qui assume le médium comme un ensemble de pièces indépendantes de nature différente qui s'articulent entre elles, mettant en évidence les problèmes que pose le fait de regarder une image et, plus encore, de la traduire pour se l'approprier - met en lumière des questions liées à la vraisemblance en peinture, à la déconnexion générationnelle et, en définitive, à tout ce qu'il y a d'artificiel dans tout canon ou modèle qui prétend s'offrir comme un idéal.
Le titre, écrit selon la transcription phonétique du mot anglais postcard, renvoie au système complexe d'usages et de coutumes nécessaires à l'appropriation d'un sens. En l'occurrence, celle d'un modèle familier étranger aux circonstances et aux particularités du lieu où l'on veut l'établir.



